Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.
Fin de la saison 2009-2010. Le SC Bastia connaît une crise sportive en Ligue 2 qu'il a rarement connu dans sa longue et belle histoire. Le club corse termine au fin fond du classement, à la place de lanterne rouge, en 20ème et dernière position. Certains clubs se sont remis d'une telle chute assez rapidement (Toulouse, Reims, Angers, Clermont, Troyes, Guingamp ou Laval) d'autres ont mit du temps à s'en relever et n'ont plus retrouvé le chemin de la Ligue 2 depuis leur relégation ou rétrogradation (Martigues, Besançon, Rouen, Créteil, Beauvais, Strasbourg ou Grenoble). Les Bastiais ont eu la chance d'être du côté de ceux qui n'ont pas baissé les bras pour retrouver au plus vite le haut niveau. Avec réussite.
En effet, depuis le début de la saison et à l'image de Valenciennes en 2005-2006, Arles-Avignon en 2009-2010 ou Evian TG en 2010-2011, Bastia est quasiment certain de retrouver l’Élite française du football après une place sur le podium du championnat de National et un passage éclair en Ligue 2 cette saison. Quasiment certain car à seulement 7 journées du terme du championnat, le club de l'Île de Beauté se retrouve en tête du classement avec une confortable avance sur son dauphin Rémois (11 points) et surtout sur le quatrième, Clermont (13 points d'avance). Même si mathématiquement la montée en Ligue 1 n'est pas encore officielle pour Bastia, il est difficile d'imaginer une dégringolade au classement avec une série de défaites tant le leader est intraitable face à ses adversaires (plus grand nombre de victoires, 18, plus petit nombre de défaites, 5, meilleure attaque, 53 buts, meilleure défense, 26 buts encaissés et meilleure différence de but, +27), encore plus lorsque ce sont les Lions de Furiani qui reçoivent (12 victoires, 4 matches nuls et aucune défaite). C'est la meilleure saison corse depuis très longtemps et comme un symbole, 20 ans après le drame de Furiani (voire « US Quevilly : option Coupe de France »).
Et personne ne leur fait peur, même pas leur concurrents les plus proches au classement ou au style de jeu, comme peuvent en témoigner les Troyens (défaits 5-1 début février) ou encore le Stade de Reims (défaits 1-0 mi-février). Rien ne semble leur résister. En ce vendredi 13 avril, jour où la superstition est à son summum, les Bastiais se déplacent en terre ardennaise pour y affronter des Sedanais qui ont encore en mémoire leur terrible claque à Laval la semaine dernière (1-5) mais croyant encore à la montée. Le SCB aura l'occasion ce soir d'appuyer encore un peu plus sa dominance sur ce championnat, d'éliminer – peut-être – un candidat au podium et de se rapprocher ainsi encore un peu plus de l’Élite comme du titre. Mais les Sangliers auront à cœur de réagir et de ne laisser que peu d'opportunités à leur visiteurs d'exploiter les espaces et tenteront de prendre les Corses à leur jeu, ce qui est possible au vu de la qualité offensive de la paire Fauvergue (12 buts)/Diallo (7 buts), 19 buts en Ligue 2 à eux deux.
Le match directeur de la 32ème journée (coup d'envoi ce soir à 20h20 sur Cfoot) promet d'être explosif et très intéressant techniquement et offensivement parlant. Les Bastiais s'envoleront-ils ou les Sedanais les stopperont-ils net dans leur progression ? Réponse vers 22h30 ce soir, à l'issue de ce match.
Merci à lfp.fr