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Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.

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Le Paris SG ou l'argent ne fait pas toujours le bonheur

nancy1home.pngL'arrivée d'un capital qatari au sein du club de la capitale a sonné comme une révolution dans le monde du ballon rond. Les moyens financiers du Paris-Saint-Germain sont devenu quasiment illimités. Dès le mois de mai 2011, avant même que le contrat ne soit signé, on parlait déjà du débarquement de grandes stars du ballon rond au club. Dès le début de la période des transferts, le PSG fait signer des contrats mirobolants à des joueurs que personne n'aurait pu imaginer s'offrir en France : Kévin Gameiro, Jérémy Ménez, Diego Lugano, Mohamed "Momo" Sissoko, Salvatore Sirigu et le plus gros transferts de tous les temps en Ligue 1 : Javier Pastore qui a coûté la bagatelle de 42 millions d'euros ! Le technicien argentin est considéré comme un Messi en devenir, un futur grand, immense joueur éblouissant par son aisance technique avec le ballon rond. Malgré la pression et de nombreuses rumeurs, Antoine Kombouaré est maintenu à la tête de l'équipe mais les résultats seront très surveillés car les Qataris ont des objectifs bien précis : remporter le plus vite possible des titres.

 

Après deux premiers matches de championnats mitigés, où la nouvelle équipe tente de trouver ses repères, la locomotive parisienne prend de l'accélération et reste invincible 9 matches durant, toutes compétitions confondues (Ligue 1 et Europa Ligue). Jusqu'à Séville qui était alors le premier vrai test européen. Tandis que la marche en avant continue en championnat (sauf contre le promu dijonnais, 2-3), Paris piétine en coupe d'Europe et commence à douter. La petite victoire début novembre face à la modeste équipe de Bratislava ne va pas rassurer les joueurs franciliens qui vont connaître un mois compliqué. On s'amuse alors à se rappeler des fameuses crises de novembre. Pourtant la mini-crise est bien là et le club de la capitale subit 3 défaites de rang contre Nancy et Marseille en Ligue 1 puis, plus surprenant, contre le RedBull Salzbourg en Europa Ligue. Tandis qu'en championnat la confiance revient, la victoire sur Séville en mi-décembre ne suffira pas pour se qualifier pour les 1/16 de finale du championnat d'Europe. Premier coup dur pour le technicien néo-calédonien. 

 

Le Paris-Saint-Germain parvient finalement à terminer champion d'automne, titre honorifique mais important pour la confiance. Confiance qui n'a pas été accordé par les dirigeant de Qatar Sports Investment qui décident contre toute attente de limoger AK pour engager un entraîneur "plus apte" à gérer des "stars". Carlos Ancelotti fait son apparition et de nouveaux joueurs arrivent pour préparer dès lors la saison suivante : Maxwell, Alex et Thaigo Motta. Malgré l'inquiétude difficulté pour le club parisien à se qualifier pour les 1/16 de finale de la Coupe de France face à la très modeste équipe de Locminé (CFA2, 5e division nationale, 2-1), la confiance revient rapidement mais pour une courte durée. Suffisante pour distancer tous les candidats à la succession de Lille en championnat de France. Tous ? Non, Montpellier, surprenante équipe depuis le début de saison, parvient à conserver son rythme et maintient sa pression sur le club parisien à la 2e place. Et ça fonctionne. Paris commence à piétiner, Montpellier se fait de plus en plus présent et parvient même à piquer la place du leader au PSG le temps d'une journée. Et son élimination en 1/4 de finale de la Coupe de France au Parc face à Lyon (1-3) ne va pas pour arranger ses affaires : le nul concédé à domicile face aux Girondins quelques jours plus tard (1-1) suffit à lui faire perdre la tête pour au moins une semaine.

 

En déplacement à Nancy hier, le Paris SG voulait se rassurer et retrouver la tête du classement en attendant le match de Montpellier ce jour face à l'Olympique de Marseille en pleine crise sportive. Seulement, Nancy est en danger et veut s'éloigner de la zone rouge le plus tôt possible. Les hommes de Jean Fernandez ne sont pas là pour défendre, même si en face les Parisiens sont dagereux et efficaces en contre. Et ils vont contre-carrer les plans de l'entraîneur italien : peu avant la 20ème minute, les Nancéens créent la surprise en ouvrant la marque, grâce à Bakaye Traoré bien placé dans l'axe du but de Salvatore Sirigu, qui reprend du plat du pied un centre à ras-terre de Yohan Mollo et place sa frappe à ras du poteau gauche du goal italien. Au retour des vestiaires, les Parisiens font le forcing et parviennent à égaliser grâce à Momo Sissoko à la 50e. Insuffisant pour Carlo Ancelotti qui décide d'apporter un soutien offensif avec l'entrée en jeu de Kévin Gameiro à la 79e. Les Parisiens assiègent le but de N'Dy Assembé mais à la 89e minute les Nancéens contre-attaquent. Une action collective qui se conclue par une frappe molle de Mollo mais suffisamment proche du poteau opposé de Sirigu pour marquer et prendre ainsi définitivement l'avantage. Les Nancéens font valoir enfin leur slogan "qui s'y frotte s'y pique" et le club de la ville des lumières s'éteint. 

 

Le Paris SG n'arrive pas à reprendre la tête du championnat et prend le risque d'être distancé par Montpellier, la surprise de ce championnat, qui joue aujourd'hui face à un Marseille dans la panade. Est-ce que les Parisien sauront rebondir et retrouver le chemin du titre ? L'avenir nous le dira mais en attendant, l'argent ne fait pas (encore) le bonheur des dirigeants qataris. Tandis que Loulou Nicollin reste tranquille et regarde cela avec sourire.

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