Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.
Dijon Football Côte-d'Or. Un club dont la ville se situe en plein cœur de la belle Bourgogne. Une ville jeune et dynamique réputé par, tout le monde le sait, sa fameuse moutarde.
Pour retrouver les origines de la création du club de foot, il faut remonter un siècle en arrière, plus exactement juste avant la 1ère Guerre Mondiale en 1913 avec la naissance du club sous son premier nom, le Cercle Laïque Dijonnais. Quelques décennies et fusions plus tard, les Bourguignons connaissent leur premier âge d'or durant les années 60-70, jusqu'en 1974 et la participation au championnat de France de Division 3. Une nouvelle série de fusions font changer le nom du club pour le Dijon Football Club. Une réussite puisque que le club connaît la Division 2 mais se retrouve en 4ème division à partir de 1991, aux côtés d'un autre club dijonnais. C'est en 1998 que les deux clubs phares fusionnent pour former le Dijon Football Côte d'Or (DFCO). Le début d'une ère qui nous mène jusqu'à nos jours.
Nous sommes en pleine saison 2010-2011, en Ligue 2. Depuis 2004 Dijon est devenu un club professionnel à part entière et impressionne au départ. Après quelques saisons dans le ventre mou de la Ligue 2, le club s'est mit une idée en tête, monter en Ligue 1. Des joueurs d'expérience rejoignent les rangs bourguignons menés par Patrice Carteron, tels qu’Éric Carrière, ancien international et Mickaël Isabey, vieux briscard tout droit venu de Sochaux, un joueur clé, le serial-buteur uruguayen Sebastian Ribas, est retenu malgré les sirènes italiennes qui le hèlent et de jeunes talents éclosent comme Benjamin Corgnet qui évoluait en CFA la saison d'avant et Raphaël Caceres. Une alchimie parfaite qui permet aux Rouges d'accéder pour la première fois de leur histoire à l’Élite, avec un budget très limité mais des rêves de conquêtes grandissante.
Les voilà en Ligue 1. Et d'entrée, ils montrent qu'ils ne sont pas là pour amuser la galerie. Malgré la petite taille financière, de nombreux joueurs arrivent et découvrent ou redécouvre les joutes de l'élite, certains reviennent en France avec des expériences étrangères plus ou moins glorieuses. Zakaria Diallo, Abdoulaye Méïté, Daisuke Mastui, Grégory Thil, Brice Jovial ou encore Cédric Varrault viennent renforcer l'équipe de Patrice Carteron. Pour une seconde chance, un retour au source ou un départ à zéro. Le premier match, catastrophique, contre Rennes aux Poussots (défaite 1-5), fait une première victime : Jean-Daniel Padovani. Le gardien de but, titulaire en Ligue 2 et à l'origine prévu à ce poste en Ligue 1, saute et se voit remplacé par un jeune gardien, Baptiste Reynet, qui époustoufle les observateurs malgré les matches prolifiques. Benjamin Corgnet confirme son talent, tout comme l'ancien parisien, Younousse Sakharé.
Les Dijonnais apprennent en début de saison. Et retiennent la leçon. De plus en plus performant, de plus en plus efficace, de plus en plus imperméable, malgré la longue absence de Meïté (8 matches de suspension), les Rouges trouvent leur place. Et pour y rester, les dirigeants font venir des renforts supplémentaires. Koro Koné, Daniel Yeboah, Bennard Kumordzi mais surtout... Gaël Kakuta ! Le jeune champion d'Europe des moins de 19 ans avec l'équipe de France en 2010, formé à Lens et parti à l'âge de 16 ans tenter sa chance à Chelsea. Malgré quelques apparition prometteuses sous le maillot des Blues, l'attaquant français est barré par une concurrence rude en attaque et accepte d'être prêté et de venir à Dijon. Bien lui en a prit. 9 apparition sous le maillot bourguignon et il prouve d'ores et déjà tout le talent qu'il contient, il confirme tout l'espoir qu'il dégage pour le football tricolore. Auteur de 4 buts et d'une passe décisive, il est maintenant redouté des défenseurs par ses gestes techniques de précision.
Et ça marche pour l'ancien Cercle Laïque Dijonnais ! Des victoires synonyme de référence et d'exploit, contre Nice (3-0) mais surtout au Vélodrome d'un Marseille en pleine tempête (2-1). Des victoires qui confirme que Dijon mérite amplement sa place en Ligue 1, parmi l'élite. Le début d'une nouvelle ère pour le football Bourguignon, après un Gueugnon détruit et un Auxerre en danger ? L'avenir nous le dira mais il sera certainement radieux pour les hommes de Patrice Carteron, inébranlable à la tête de l'équipe malgré des tensions internes. Le Dijon Football Côte d'Or est à l'aube de son âge d'Or.
Merci à lfp.fr et dfco.fr