Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.
10 ans déjà. 10 ans - ou moins officiellement 11 ans - que So Foot parle chaque mois du vrai football. Celui des passionnés. Celui des quartiers difficiles. Celui des supporter. Le seul magazine de football qui consacre moins de temps à ce qui se passe pendant les 90 minutes d'un match. Le seul magazine qui n'hésite pas à faire de Tony Vairelles sa couv'. Je ne suis abonné à So Foot seulement que depuis quelques mois - shame on me et merci au passage pour le maillot vintage de Naples floqué Maradona, qui ne m'a pas donné la même main dorée mais qui me permet de faire de la pub à Buitoni. Promis, dans 10 ans je serais incollable sur ce magazine de l'autre football.
Quoi de mieux pour débuter une journée que de feuilleter un So Foot spécial 10 ans, dans le RER C - le plus lent, en face d'une belle demoiselle que je n'aurai aucune chance de séduire et de la bonne vieille musique française dans les oreilles. Et en plus il fait beau et déjà chaud. Et le fait de lire les premières lignes de ce magazine m'ont donné envie d'écrire sur ses 10 ans, en sachant que je n'en connais pas encore grand chose. Arrivé à la rédaction, plutôt que de chercher à entrer en contact avec Willy ou Catilina Aubameyang - je n'ai pas froid aux yeux - pour avoir un entretien sur la succès story ou presque de la fratrie née de Pierre Aubame, j'ai décidé d'écrire avec plus ou moins d'angle sur ce magazine So vrai.
Dès les premières pages, je me réjouis à l'idée de voir que les rédacteur de So Foot, plus précisément Simon Capelli-Welter et Markus Kaufmann - jawohl - consacrent un article entier à ce futur crack du football français, l'AS Saint-Ouen-l'Aumône. Enfin, plutôt une brève sur un ancien joueur du PSG passé par Saint-Ouen-l'Aumône, Éric Rabra..., Rambrant..., Rabess..., Rabenti... Bref, à ce défenseur franco-malgache des années 90. Descente de train oblige, je me suis arrêté à la page 19 où tel le grand bluff j'ai appris l'histoire des grands joueurs de Poker. Encore 188 pages à lire (oui je lis aussi les publicités, je suis maso). Au passage, j'espère que vous ne m'en voudrez pas d'avoir légèrement corné cette page. Déjà quelques sourires quand on parle des plus grands numéros 10 de l'histoire du ballon rond : Julien Faubert, William Gallas, Karim Benzema, Cristiano Lupatelli ou encore Walter Ayovi. Vous nous vendez du rêve et j'ai hâte de lire ce que vous dites sur les pires meneurs de jeu au monde (Platini, Zidane, Zola, Baggio, Scifo...).
Dix ans d'existence et je ne lis le magazine que depuis quelques mois. À l'origine de mon intérêt, la rencontre d'un de vos journalistes, Brieux Férot. Je me suis entretenu avec lui qui m'a parlé avec passion du football et de ses particularités. Une heure 40 d'échange - en tout cas c'est ce qu'a pu enregistré mon appareil - au Bistrot des Cinéastes. Ce devait être pour un mémoire qui ne verra sûrement pas le jour mais au moins ça m'a permis d'avoir une approche différente du football. Et de m'abonner à So Foot au début de l'année 2013. J'ai particulièrement apprécié le mix des couv' potaches de Mathieu Valbuena et Lionel Messi. Épique. Méchant mais tellement drôle. je l'ai déjà dit mais dans 10 ans, je connaîtrais mieux So Foot que je ne le connaît à l'heure où j'en parle et je suis sûr que pour ses 20 ans, So Foot fera partie des Magazines les plus vendus dans l'Hexagone et qu'il sera exporté - pas pour des raisons fiscales, cela va de soit - en Belgique, en Luxembourg et en Suisse (Yannick Cahuzac y a-t-il lui aussi un compte caché ?). À moins que cela ne soit déjà fait.
Je remercie par avance So Foot pour les 10 prochaines années de bons moments passés dans le train à vous feuilleter, devant une belle demoiselle - comme Christophe Maé aime les chanter - et de la bonne musique française dans le casque. Tout en chantant à tue-tête. Au sens littéral. Je termine ce papier sans véritable angle mais en hommage à ce journal du football différent des autres et retourne sur mes brèves transferts et sur la chasse au contact de la famille Aubameyang. Au passage, je salue votre éternel stagiaire, celui qui est chargé d'intégrer vos publicités et de commander des pizzas. Qui je suppose doit servir de cobaye de temps à autres. Merci et à dans 10 ans pour vos 20 ans, dont le numéro sera consacré j'en suis sûr à David Trézéguet ou Rémi Cabella. Je ne suis absolument pas breton mais "Kenavo" quand même !