Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.

Montpellier prend le large, Lille piétine et Lyon revient au contact du podium. En attendant le Classico de ce soir, les cartes semblent distribuer de manière quasi-définitive une lutte à deux pour le titre entre Montpelliérains et Parisiens. Et une autre lutte, pour décrocher la 3ème marche du podium, qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, se dessine entre un LOSC venant peut-être de perdre tout espoir de deuxième titre consécutif à Brest (1-3) et un Olympique Lyonnais qui retrouve sa chance des années 2000 en battant une vaillante AJ Auxerre sur deux pénalties (2-1).
Ce soir, le Classico apportera un nouvel élément de réponse quant à l'issue de ce championnat de France de Ligue 1. D'un côté, le PSG se doit de gagner au Parc pour rester dans le sillage de Montpellier mais de son côté, Marseille doit absolument rapporter les 3 points de la capitale pour sauver sa saison et reprendre confiance avant la réception du MHSC ce mercredi (match en retard de la 30ème journée) et la Finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France samedi prochain, contre Lyon. Deux clubs en eaux troubles et malheur à celui qui perdra cette confrontation. Rarement un PSG – OM aura été aussi décisif. Retour sur l'histoire du Classico.
Alors que le club du Paris Saint-Germain a été fondé en 1970, le néo-club parisien accède déjà à peine 1 saison plus tard à l'élite du championnat de France. Dès lors, les premiers matches contre l'Olympique de Marseille sont des échecs avec deux défaites en deux matches (2-4 puis 1-2). Mais c'est au début des années 90 que les confrontations entre les deux équipes deviennent réellement des Rendez-Vous avec l'histoire. C'est Artur Jorge qui en 1992, alors au PSG, jette la première pierre en annonçant que son équipe va botter les fesses des Marseillais. Les Parisiens sont malmenés par ces derniers et perdent finalement au Parc dans un match physique et haché (une cinquantaine de fautes). Match décisif puisque cette victoire olympienne contribue au 5ème titre consécutif de ces derniers.
En 1993, jaloux de la victoire de l'OM en finale de la Ligue des Champions face à Milan quelques jours avant, le PSG se déplace au Vélodrome avec l'envie de gâcher la fête et de chiper la 1ère place du classement à leurs rivaux provinciaux. Ils commencent bien en ouvrant le score mais les Marseillais sont sur un nuage et renversent la tendance à domicile pour finalement l'emporter (3-1), grâce notamment à une tête pleine de rage de Basile Boli (bis repetita). Marseille file vers le titre. Mais l'affaire VA-OM déclenche un scandale. Marseille est déchu de son titre et le dauphin Parisien ne le récupérera pas. Quelques années après avoir été rétrogradé en D2, l'OM revient en Division 1. En 1997, Ravanelli, attaquant italien de l'OM, fait de nouveau couler l'encre dans l'histoire du Classico, en simulant une faute (simulation ou auto-trébuchante ?). Un pénalty lourd de conséquences puisque les Provinciaux s'imposent au Parc (2-1).
En 1999 Marseille et Bordeaux sont en lutte pour le titre. Mais c'est sans compter sur un PSG qui n'a plus rien à perdre ni à gagner dans ce championnat avant d'accueillir les Marseillais. Et le Classico tourne en faveur des hôtes (2-1), privant leur visiteur de titre final. En mars 2006, c'est une toute autre histoire. Ni Marseille, ni Paris ne luttent pour le titre. Mais cette date rentre dans l'histoire du Classico. Pour des raisons de sécurité, la Ligue de Football Professionnel a interdit la migration des supporters marseillais vers la capitale. Une décision qui rend les dirigeants olympiens en colère. Ceux-ci décident d'envoyer en signe de protestation l'équipe réserve de l'OM. Il n'était pas donné cher de la peau des Minots mais ils rentrent dans l'histoire en décrochant un match nul (0-0) au Parc des Princes. Une belle histoire dont les protagonistes sont accueillis à Marseille comme des héros.
De tout temps, les Classico ont toujours été d'une importance capitale. Que ce soit pour une place européenne ou juste pour le plaisir de vaincre le rival. A l'aube de la saison 2011-2012, Marseille se qualifie pour la Ligue des Champions pour la 5ème saison consécutive et le Paris SG a rendez-vous avec l'histoire. Le premier remporte le Trophée des Champions contre Lille dans un match plein de suspens (5-4) alors que le second voit des joueurs de gros calibre débarquer grâce aux pétrodollars. Comme d'habitude, l'OM rate son début de saison pendant que Paris mène le championnat, ce qui n'était plus arrivé depuis longtemps. L'OM patine et le PSG est dans les nuages. Marseille est en demi-teinte et Paris est magique. Déjà, le premier Classico de la saison en ce 27 novembre est décisif. Car Marseille vient de perdre ces deux derniers matches et une micro-crise touche le club de la capitale. Et ce sont les premiers qui profite des errances défensives parisiennes en l'emportant 3-0, constituant un nouvel élan pour les olympiens qui ne perdent plus par la suite alors que les actionnaires qataris râlent.
A quelques heures du match retour, on est pas sans remarquer la coïncidence des statistiques. Comme à l'Aller Marseille nage en eaux troubles depuis quelques semaines. Et les Parisiens sont déstabilisés par le tourbillon Montpelliérain. Marseille qui cherche à sauver sa saison et Paris qui veut être champion et rattraper le feu-follet de la Paillade. Plus que rarement auparavant, ce derby sera le Classico de tous les dangers, le Classico décisif pour chacune des deux équipes. La pression sera à son comble ce soir à 21h au Parc des Princes, au coup d'envoi de ce 77ème Classico. Les Marseillais auront l'occasion, en plus de sauver leur saison, de priver le Paris Saint-Germain de titre comme ceux-ci ont privés les Provinciaux du titre en 1998-1999. A suivre, de très près.
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