Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.
Attendu au tournant pour le lever de rideau du championnat de France 2013-2014 à Montpellier, le Paris Saint-Germain doit assumer son rôle d'ultra-favori. Laurent Blanc avait fort à faire sur ses anciennes terres pour sa première sortie, qui s'est conclue, dans un match sous le signe de la tension, par un résultat nul.
Comme l'année dernière, Maxwell marque contre Montpellier
Les déplacements à Montpellier ne sont jamais faciles,cette jeune équipe étant réputée pour son jeu à la fois physique et généreux. Malgré le départ de l'un de leurs principaux éléments, Younes Belhanda, le club languedocien a bien révisé cet été avec son nouveau prorfesseur, Jean Fernandez. Après avoir attentivement analysé le jeu du PSG made in Laurent Blanc, les Montpelliérains, Rémy Cabella en tête, ont su tenir la dragée haute aux champions de France en titre. Dès le début de la rencontre et pendant une trentaine de minutes, ils ont exercé une pression importante sur leurs adversaires du soir, gênant les transmissions parisiennes dans l'axe et les poussant à commettre des déchets techniques et quelques fautes. L'entrée en jeu d'Edinson Cavani n'a pas changé la donne même si le PSG s'est montré plus entreprenant en profitant de la fatigue des Montpelliérains ainsi que de la supériorité numérique dans les dernières minutes, sans montrer de grande sérénité dans ses actions, à l'image de Jallet auteur d'un contrôle aérien impressionnant suivi d'un centre totalement dévissé.
Le match s'est soldé par un match nul 1-1, même si les hommes de Jean Fernandez auraient mérité mieux au vu de la physionomie du match et de leur résistance face aux Ibrahimovic, Lavezzi et Cavani. C'est bien les Montpelliérains sui les premiers trouvent la faille dès la dixième minute de jeu, en plein dans leur temps fort, par l'inévitable Rémy Cabella, resté à La Paillade malgré les convoitises. Il faudra attendre 50 minutes pour voir les Parisiens revenir à hauteur, tant bien que mal, grâce à une frappe rageuse de Maxwell sur une tête d'Ibrahimovic. Les buteurs sont les mêmes que lors du précédent Montpellier-PSG mais le score aurait pu basculer de part et d'autre. Bien parti en profondeur, Cabella a donné des frissons à la Mosson avec une frappe à ras-terre non cadrée. Côté parisien, c'est en fin de match qu'il y a eu deux grosses occasions de provoquer un hold-up, par Cavani à bout portant puis par la tête de Rabiot en toute fin de match, face à un Jourdren héroïque sur sa ligne.
Ibrahimovic passeur mais pas buteur
Cette rencontre s'est déroulée sous haute tension. Gênés, les Parisiens se sont montrés crispés, nerveux tout au long de leur rencontre, répondant à la pression et aux provocations montpelliéraines. Fidèles à leur habitude, les Languedociens ont également commis de nombreuses fautes plus ou moins graves. Le jeu était haché et Lionel Jaffredo, l'arbitre du match, a organisé une distribution de bicottes et n'a pas laissé son sifflet reprendre son souffle. Côté parisien, on en a désormais l'habitude, le nerveux Marco Verratti a été sanctionné au bout de trente minutes pour l'ensemble de son oeuvre. Se sentant lésés, les joueurs parisiens ont longuement discuté pendant la mi-temps avec le corps arbitral, image aussi habituelle. Du côté de Montpellier, c'est El Kaoutari qui s'est montré trop nerveux. Perdant de lucidité, l'international marocain reçoit en l'espace de dix minutes deux cartons jaunes, rentrant donc aux vestiaires avant les autres. Un match très tendu donc des deux côtés, sans débordements pour autant.
En attendant les autres rencontres de la 1ère journée ce week-end, le PSG n'a pas su enchaîner après sa victoire en Trophée des Champions avec un difficile retour à la réalité du championnat de France, dans lequel le club de la capitale s'est montré crispé par l'enjeu. Il y a encore beaucoup de travail pour Laurent Blanc afin de défendre le titre mais le Président compte sur les stars parisiennes comme sur les jeunes, à l'image de Rabiot et Ongenda qui ont pris part au lever de rideau, pour accomplir cette longue mission.