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Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.

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Le PSG s'envole, Rennes s'enfonce

Le Stade Rennais accueille le leader du championnat dans un contexte compliqué. En effet, les hommes de Frédéric Antonetti, de moins en moins apprécié sur le banc, doivent jouer ce samedi le Paris SG et sa pléiade de stars, qu'ils ont déjà vaincu cette saison au Parc des Princes (2-1). Mais les Bretons n'ont plus gagné un match depuis le 10 février contre Toulouse (2-0) et doivent qui plus est se passer des services de Romain Alessandrini, convalescent, et de Jean II Makoun, préservé. Mevlut Erding va quant à lui débuter la rencontre sur le banc, Cheick Diarra lui est préféré à la pointe de l'attaque.

 

Pourtant, le Stade Rennais n'a plus perdu à la maison contre le club de la capitale depuis plus de dix ans. Pour mettre fin à cette série, Carlo Ancelotti a fait tourner son effectif, laissant Jallet, Lucas, Pastore et Lavezzi au repos sur le banc et alignant Chantôme, Van der Wiel, Menez et Gameiro, aux côtés de Zlatan. Les Parisiens ont l'occasion avec ce déplacement de creuser l'écart avec ses dauphins marseillais. Objectifs pour les Rennais : continuer cette série d'invincibilité et retrouver confiance à quelques semaines de la finale de la Coupe de la Ligue contre Saint-Étienne.

 

Ce sont les Parisiens qui se sentent en confiance en ce début de match, dans la continuité de l'exploit réalisé contre le FC Barcelone plus tôt dans la semaine (2-2). Les visiteurs dominent le jeu techniquement et ne laissent que très peu de balles aux Bretons, ils enchaînent également les corner mais Ibrahimovic et ses coéquipiers sont trop peu puissants face à la cage de Benoît Costil. Les Rennais se réveillent doucement mais la frappe molle de Diarra (8') et le coup-franc raté de Danzé (10') ne mettent pas en danger Sirigu. Celui-ci sera mis ensuite à contribution sur une frappe dangereuse de Diallo, détournée en corner (13'), puis sur la frappe en reprise de Diarra (14'), mais garde sa cage inviolée.

 

Sur un très bon coup-franc placé dans l'ace à 18m des buts rennais, Zlatan Ibrahimovic a tenté de refaire le même coup-franc qu'il avait tiré contre Barcelone, mais sa frappe passe à côté du cadre. Les occasions se font plus rares et la bataille au milieu du terrain est âpre, vive, sans pour autant permettre de réels débuts de phases offensives. Cela ne suffit pas à Antonetti qui encourage ses hommes à oser plus. Sadio Diallo a compris le message et tente un frappe lourde, trop enlevée (30'). Mais la tension monte d'un cran, avec un carton jaune pour John Boye sur un tacle dangereux sur Gameiro (32'). Sur le coup-franc qui suit, la déviation d'Ibrahimovic trouve la tête de Boye, qui passe tout près du contre-son-camp.

 

La défense rennaise se resserre et le PSG s'oblige a des frappes lointaines, à l'image de Clément Chantôme, qui envoie le ballon dans la niche de Costil (38'). Zlatan Ibrahimovic n'est pas en grande forme, puisque après un contrôle orienté éliminant son défenseur, il se retrouve en face à face contre Costil mais sa tentative de piquée est ratée et permet au portier breton d'intercepter tranquillement le ballon (41'). Puis la frappe de Pitroipa, qui se montre enfin dans ce match, dans l'axe se dérobe à côté des cages parisiennes (45'). C'est sur ce score vierge que les deux équipes rentrent aux vestiaires, dans un match intéressant mais au contenu technique brouillon, tant pour Rennes que pour Paris.

 

Le Spice Boy enfin décisif

 

Dès le retour des vestiaires, Carlo Ancelotti réalise déjà un changement. Il remplace le très nerveux Verratti par David Beckham, poste pour poste, applaudi par le public du Stade Rennais. Et dès le retour des vestiaires, les Parisiens prennent les opportunités, à l'image de la frappe enroulée de Jérémy Menez, qui passe à côté (46'). Ce même joueur s'illustre de nouveau à la 54ème minute, en chevauchant le camp rennais, éliminant les défenseur par de grands crochets avant d'arriver en face à face contre Costil et d'ouvrir le score pour le Paris SG (0-1), un but exceptionnel par sa qualité technique et dans la sérénité de la conduite de balle, un exploit personnel pour Menez. Par ailleurs, à chaque fois que l'international français a marqué, Paris l'a emporté.

 

Le Stade Rennais tente de réagir en obtenant quelques coup-francs pour porter le ballon vers l'avant, mais les Bretons sont maladroits dans l'avant-dernier geste et perdent leurs ballons à quelques pas de la surface parisienne. Le Paris SG tente aussi de marquer un deuxième but, à l'image de la reprise de Gameiro sur un centre de Maxwell, inefficace (63'). Pour apporter de la fraîcheur et essayer de revenir dans ce match, Antonetti fait entrer Erding à la place de Cheick Diarra et Konradsen à la place d'Alou Diarra. Côté parisien, Gameiro est remplacé par Ezequiel Lavezzi (65').

 

Les Rennais tentent de mettre la pression sur les défenseurs du PSG et pénètrent plusieurs fois dans la surface parisienne, en vain, ils sont cette fois maladroits dans la finition. Les Bretons confisquent le ballon pour essayer de revenir au score. Décisif avec son exploit personnel et héroïque en défense, Menez, touché à la cuisse, cède sa place à Javier Pastore (76'). Dans la foulée, Konradsen, international norvégien, distribue une très bonne balle à Feret dont la frappe passe à côté des cages. Les Parisiens multiplient les fautes, à l'image de Van der Wiel, qui concède un jaune (80'). Les Rennais ont continué leur jeu en avant mais ne trouvent toujours pas la faille, à l'image du coup-franc de Feret, pourtant bien placé à 18m des cages de Sirigu, qui percute le mur (87').

 

Mais les efforts rennais ne sont pas récompensés. Sur une contre-attaque, les Parisiens se retrouvent à cinq contre trois. Pastore à la baguette offre le ballon à Beckham, qui pique le ballon pour trouver la tête d'Ibrahimovic au second poteau, à la limite du hors-jeu et qui permet aux Parisiens de mener 2 à 0. C'est sur ce score que l'arbitre siffle la fin de la rencontre, ce qui met fin à la longue série d'invincibilité de Rennes face à Paris, depuis 2002, au Stade de la Route de Lorient.

 

Le Paris Saint-Germain reste sur sa bonne dynamique et se venge de la défaite subie en novembre contre ces mêmes rennais, au Parc des Princes, enchaîne sereinement les succès en championnat et continue de creuser l'écart sur ses poursuivants en tête de la Ligue 1. En revanche, malgré une bonne volonté et l'assaut des buts de Sirigu, le Stade Rennais continue inexorablement sa chute et l'avenir de Frédéric Antonetti s'assombrit encore un peu plus.

 

Au passage, Ibrahimovic marque son 26ème but de la saison et égalise le record du plus grand nombre de buts inscrits par un joueur sur une saison depuis la création de la Ligue 1, détenu par Shabani Nonda avec Monaco en 2003. Et David Beckham a signé sa première passe décisive en championnat.

 

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