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Je suis un journaliste en formation au sein de l'Université de Cergy-Pontoise. J'ai quelques projets média en tête, notamment au Danemark. J'aime le sport mais je me dois de toucher à tout.

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EDF : Pleine confiance avant les barrages

La France a ce soir vaincu son dernier adversaire, la Finlande, avec la manière. Déjà qualifiés pour les barrages, ce 3-0 permet aux Bleus d'aborder sereinement l'étape ultime pour découvrir le Brésil l'été prochain. Mais ils devront pour cela passer le Portugal, l'Ukraine, la Grèce ou la Croatie. 

 

Dans une ambiance comme le Stade de France en a rarement connu ces derniers temps, l'équipe de France reçoit la Finlande pour le dernier match de qualification du groupe I avant d'entamer les barrages. Les Bleus sont sur une vague de résultats positifs qui leur permettent d'espérer un bon résultat, après le 4-2 difficilement obtenu en Biélorussie et la balade contre l'Australie au Parc des Princes vendredi dernier (6-0). Ultime marche avant les barrages, dernière phase avant d'accéder à la Coupe du Monde. Des barrages qui promettent d'être difficiles tant sur le niveau que sur la tension, à moins que l'Espagne ne perde contre la Géorgie, ce qui permettrai, en cas de large victoire des Bleus, à la France de valider directement son billet pour le Mondial brésilien, un espoir bien hypothétique.

 

Didier Deschamps a fait tourner son effectif en réalisant trois changements. Tout d'abord, exit Raphaël Varane, blessé, le sélectionneur lui a préféré Laurent Koscielny. Yohann Cabaye, brillant face à l'Australie, est remplacé par le Parisien Blaise Matuidi. Loïc Rémy débute sur la banc, Mathieu Valbuena étant placé au centre et Nasri glissant sur le flanc droit. Dès le début de la rencontre et comme contre l'Australie, l'équipe de France prend très tôt les choses en main. Et après de multiples phases de jeu offensives, Mathieu Valbuena lance d'une talonnade géniale Ribéry, qui temporise dans l'axe avant de sortir une frappe rageuse dans la lucarne finlandaise (1-0, 8'), pour son 17ème but chez les Tricolores. Les futurs adversaires sont prévenus, le candidat au Ballon d'or et ses coéquipiers sont prêts. S'en suit un rythme de jeu plus faible avec une France largement dominante, qui ne se montre pas toujours sereine derrière à l'image des incursions finlandaises laissant passer quelques frissons dans les travées dyonisiennes. Mais Hugo Lloris, qui a déjà plus de travail que contre l'Australie, assure.

 

Ribery.jpg

Kaizer Franck et sa bande assurent le spectacle

 

Les visiteurs semblent bien décidés à bousculer ses adversaires avec des phases de jeu dans les trente derniers mètres combinant passes et mouvements - comme au handball, débouchant sur quelques veines actions. La Finlande est en tout cas plus talentueuse et mieux organisée que l'Australie, à l'image du niveau affiché par les Kuppi, Lampi ou Eremenko. Malgré cette pression finlandaise, les Bleus se montrent opportunistes, comme Paul Pogba et sa frappe lointaine dérobée ou Mathieu Debuchy et sa reprise de volée cadrée dans un angle fermé. Ce dernier, réputé pour ses centres, adresse une passe milimétrée trouvant la tête de Giroud, tir malencontreusement contré dans son camp par Joona Toivio (2-0, 76'). En fin de match, Didier Deschamps fait tourner. Olivier Giroud sort sous les ovations du Stade de France, remplacé par un Benzema qui retrouve la confiance. Un changement payant, puisque sur une passe lumineuse de Ribéry, le Madrilène trouve en force le cadre pour terminer le spectacle. Une belle conclusion que ce 3- contre une équipe de Finlande qui a montré un beau visage face aux Bleus, qui offrent un beau cadeau pour les 45 ans du sélectionneur, avec un Paul Pogba impeccable et un trio Ribéry-Valbuena-Nasri au rendez-vous, Kaizer Franck en tête.

 

Cette large victoire permet à l'équipe de France de totaliser 13 buts en 3 matches et d'ouvrir de nouvelles perspectives, mais elle ne suffira pas à l'emmener directement au Brésil, l'Espagne ayant assuré son billet face à la Géorgie (2-0). Prochaine étape donc, les barrages qui auront lieu mi-novembre, 20 ans quasiment jour pour jour après la désillusion bulgare qui avait empêché la bande à Papin de découvrir l'Amérique. Espérons que ce ne soit pas de mauvaises coïcidences. 

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